13-06-2026 11:11 - Le président du parti Sawab : « la constitution n’autorise ni la discussion ni la modification de la durée des mandats présidentiels »

Le président du parti Sawab : « la constitution n’autorise ni la discussion ni la modification de la durée des mandats présidentiels »

SAHARA MEDIAS - Le président du parti d’opposition Al-Sawab, Abdessalam Ould Horma, a déclaré que la question des mandats présidentiels ne pouvait faire l’objet d’un débat dans le cadre du dialogue national, estimant que les partis politiques sont tenus de respecter les dispositions de la Constitution qui interdisent la révision des articles constitutionnels inviolables.

Ould Horma a ajouté, dans une déclaration à « Sahara Media », que les partis fondent leur action sur la Constitution et que les articles relatifs aux mandats présidentiels relèvent des dispositions protégées dont la Constitution n’autorise ni la discussion ni la modification.

Il a précisé que toute tentative de violation de ces dispositions constitutionnelles ne relève pas de la responsabilité des partis politiques, mais de celle des autorités et du président de la République.

Le président du parti Al-Sawab a critiqué les médias publics, les appelant à respecter les lois et les textes constitutionnels, et estimant qu’ils ne devraient pas diffuser ou promouvoir ce qu’il a qualifié de contraire à la Constitution.

Les partis de la majorité avaient proposé ce qu’ils appellent « la durée des mandats » dans leur document relatif à la feuille de route du dialogue, ce qui a suscité la colère de l’opposition qui a déclaré que l’objectif était de « violer la Constitution ».

Le différend remonte au mois de mars dernier, lorsque le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, a convoqué les parties participant au dialogue national à des réunions préparatoires afin de mettre la dernière main aux axes qui seraient abordés lors du dialogue, l’opposition ayant rejeté la proposition relative à ce point précis.

La majorité a défendu sa proposition, affirmant qu’elle visait à débattre du système électoral et à réformer le Parlement et le Conseil constitutionnel, ainsi que d’autres instances indépendantes.

Mais l’opposition a rejeté cette justification et a demandé soit la suppression de ce volet, soit l’ajout d’une note précisant que les mandats présidentiels en étaient exclus, proposition que la majorité a rejetée.

Le coordinateur du dialogue a suspendu les réunions préliminaires et entamé une série de rencontres avec les dirigeants des différents pôles participants afin de trouver une solution à la question des « mandats ».

Jeudi dernier, lors d’une réunion avec le coordinateur, les parties ont exprimé leur volonté de trouver une issue à la crise des « mandats » qui paralyse désormais le dialogue national.

Les parties devraient tenir une nouvelle série de réunions au cours des prochaines semaines afin de poursuivre les discussions et de parvenir à un accord qui mette fin au différend qui dure depuis deux mois.





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Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 14/06/2026 11:22 X

    Depuis plus de 20 ans, les politiques ont pris l'habitude de se convoquer pour "éviter au pays des malheurs et une crise" qui n'existent pas…. Lesquels, s'ils adviennent, n'ont pas leurs solutions dans la politique, mais dans l'économie ou la guerre.

    1) L'expérience est qu'ils sortent, de leurs dialogues proclamés nationaux, plus ou moins satisfaits. Ils y trouvent des profits puisqu'ils recommencent régulièrement. Ces bénéfices sont mal connus du peuple et ne nous intéressent pas.

    2) Néanmoins, cette fois-ci nous prenons connaissance de leurs opinions avant qu’ils ne les traduisent en fait accompli.La raison est qu’ils ne se sont pas entendus.La majorité et le président d'un côté et l'opposition de l'autre ont chacun exprimé un souhait, une opinion qui vaut la peine d'être prise au sérieux. Néanmoins aucune des parties n'a posé quoi que ce soit qui ait valeur légale ou qui porte à conséquence pour la constitution.

    La partie présidentielle dispose de 2 leviers légaux pour aboutir à ce qu'elle souhaite : le pouvoir attaché à la personne du président, intéressé par la prolongation de son pouvoir et une majorité absolue au parlement. Sur le papier, ces 2 leviers sont suffisants pour un troisième mandat dont la légalité serait indiscutable. Dans la réalité, cette légalité ne peut se passer d'une construction de légitimation.

    3)Le problème des Mauritaniens, c'est le temps qu'ils gaspillent à parler quand le contenu utile est obtenu. Le souhait du pouvoir est connu, l'opinion de l'opposition est exprimée. Il est temps de changer de disque. Le moment est à la construction de la légitimation du 3ᵉ mandat ou à sa déconstruction par l'opposition. À vos marques les politiques, c'est parti !

  • ouldsidialy (H) 13/06/2026 13:29 X

    « la constitution n’autorise ni la discussion ni la modification de la durée des mandats présidentiels » Affirmation fausse et même idiote : Une loi ne se protège pas elle-même !

    1) Les points d'émanation qui peuvent aboutir à un maintien ou à un changement constitutionnel sont : le Parlement, le chef de l'État et le Conseil constitutionnel. Le référendum étant une conséquence de la décision de ces pouvoirs-là... On savait le personnel politique civil d'esprit putschiste, on le découvre dictateur : ça décide d'un dialogue entre politiciens et ça prétend que son OPINION doit faire loi !

    2) Un dialogue, fût-il "national", n'a aucun fondement organique dans l'État ou la constitution. Une négociation politique entre partis a pour résultat une OPINION, sans conséquences légales, aucune. Du personnel politique élu ou pas, qui s'invite lui-même dans une salle, ne peut prétendre s'opposer ou imposer quoi que ce soit en matière constitutionnelle.

    3) Ça commence à bien faire l’esprit d’anarchie des Sahéliens : les youtubeurs se décrètent administrateurs publiques et les politiciens veulent décider, à la tire, de ce que doit être ou pas être la constitution !!