13-06-2026 09:54 - Le président du parti Tewassoul : « il n’est pas question de toucher aux articles constitutionnels protégés »

Le président du parti Tewassoul : « il n’est pas question de toucher aux articles constitutionnels protégés »

SAHARA MEDIAS - Le président du parti d’opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), Hamadi Sid El Mokhtar, a déclaré que l’opposition refusait toute atteinte aux articles constitutionnels protégés, estimant qu’ils constituaient un « acquis national » obtenu par les Mauritaniens à l’issue de précédents dialogues politiques.

Ould Sid El Mokhtar a ajouté, dans une déclaration à « Sahara Media », que ces articles ne devaient pas être remis en cause, mais qu’il fallait au contraire œuvrer à leur protection et à leur renforcement, car ils constituent une garantie de stabilité politique et permettent de consolider une véritable démocratie et une alternance pacifique du pouvoir.

Les déclarations du chef de la formation d’opposition font suite à l’appel lancé par le parti Al-Hiwar, membre de la coalition majoritaire, au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour qu’il se présente à un troisième mandat.






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Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 14/06/2026 11:23 X

    Depuis plus de 20 ans, les politiques ont pris l'habitude de se convoquer pour "éviter au pays des malheurs et une crise" qui n'existent pas…. Lesquels, s'ils adviennent, n'ont pas leurs solutions dans la politique, mais dans l'économie ou la guerre.

    1)L'expérience est qu'ils sortent, de leurs dialogues proclamés nationaux, plus ou moins satisfaits. Ils y trouvent des profits puisqu'ils recommencent régulièrement. Ces bénéfices sont mal connus du peuple et ne nous intéressent pas.

    2)Néanmoins, cette fois-ci nous prenons connaissance de leurs opinions avant qu’ils ne les traduisent en fait accompli. La raison est qu’ils ne se sont pas entendus. La majorité et le président d'un côté et l'opposition de l'autre ont chacun exprimé un souhait, une opinion qui vaut la peine d'être prise au sérieux. Néanmoins aucune des parties n'a posé quoi que ce soit qui ait valeur légale ou qui porte à conséquence pour la constitution.

    La partie présidentielle dispose de 2 leviers légaux pour aboutir à ce qu'elle souhaite : le pouvoir attaché à la personne du président, intéressé par la prolongation de son pouvoir et une majorité absolue au parlement. Sur le papier, ces 2 leviers sont suffisants pour un troisième mandat dont la légalité serait indiscutable. Dans la réalité, cette légalité ne peut se passer d'une construction de légitimation.

    3) Le problème des Mauritaniens, c'est le temps qu'ils gaspillent à parler quand le contenu utile est obtenu. Le souhait du pouvoir est connu, l'opinion de l'opposition est exprimée. Il est temps de changer de disque. Le moment est à la construction de la légitimation du 3ᵉ mandat ou à sa déconstruction par l'opposition. À vos marques les politiques, c'est parti !

  • ouldsidialy (H) 13/06/2026 13:35 X

    Le monsieur émet une OPINION respectable et il serait sage de la part du pouvoir de l'entendre, d'autant qu'elle semble fréquente dans l'opinion.Néanmoins:

    1) Les seuls points d'émanation qui peuvent aboutir à un maintien ou à un changement constitutionnel sont : le Parlement, le chef de l'État et le Conseil constitutionnel. Le référendum étant une conséquence de la décision de ces pouvoirs-là. On savait le personnel politique civil d'esprit putschiste, on le découvre dictateur : ça décide d'un dialogue entre politiciens et ça prétend que son OPINION doit faire loi !

    2) Un dialogue, fût-il "national", n'a aucun fondement organique dans l'État ou la constitution. Une négociation politique entre partis a pour résultat une OPINION, sans conséquences légales, aucune. Du personnel politique élu ou pas, qui s'invite lui-même dans une salle, ne peut prétendre s'opposer ou imposer quoi que ce soit en matière constitutionnelle.

    3) Ça commence à bien faire l’esprit d’anarchie des Sahéliens : les youtubeurs se décrètent administrateurs publiques et les politiciens veulent décider, à la tire, de ce que doit être ou pas être la constitution !!